L'Egypte antique et la momification

Le dieu Anubis embaumant la dépouille de Sennedjem, artisan de Deir el Médinet (peinture murale de la tombe de Sennedjem, Thèbes XVIIIe dynastie.

Selon les croyances des anciens égyptiens, la conservation du corps était nécessaire et indispensable à la vie éternelle après la mort.

Au fil des millénaires les procédés se perfectionnèrent, du primitif dessèchement naturel par enfouissement dans les sables du désert, à la perfection suprême des corps embaumés, enveloppés de lin, avec masque funéraire.
Naturellement, au sommet de leur art, les prêtres embaumeurs, proposaient, des momifications plus ou moins élaborées, avec ou sans éviscération, avec des aromates, du lin, des amulettes, en quantité et qualité diverses, selon les possibilités financières des familles.
Seuls les personnages les plus riches avaient ainsi accès à la momification la plus raffinée et donc la plus coûteuse.
Les embaumeurs travaillaient à l'écart des villages au bord du Nil ou d'un canal d'irrigation car le nettoyage des cadavres nécessitait énormément d'eau.
Après les lamentations funèbres, on apportait le corps du défunt aux embaumeurs qui commençaient leur travail par la tête, en extrayant le cerveau en principe par les narines à l'aide de crochets en bronze, mais aussi parfois par l'arrière de la tête en trépanant l'occiput, puis en le remplaçant par un liquide résineux composé de résine de divers conifères, de cire d'abeille, d'huiles végétales aromatisées, voire de bitume qui provenait du moyen orient. Les ingrédients étaient chauffés pour être rendus liquides puis introduits dans la tête ou ils se figeaient.
Ensuite l'abdomen était entaillé du côté gauche, au-dessus du bassin et l'éviscération était pratiquée, l'intérieur du corps était lavé avec du vin de palme puis enduit d'aromates broyés. Les viscères : Poumons, foie, estomac et intestins étaient traités à part puis mis dans quatre vases canopes qui seraient déposés dans la tombe. Seul le coeur siège de la pensée, de la raison, de la personnalité devait rester en place ou bien était replacé ou encore parfois remplacé par une amulette scarabée qui servirait de "coeur magique" lors du jugement sur la balance d'Osiris.
Venait ensuite le traitement du corps au natron.

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